Décrire l’activité trop largement
Un libellé générique ne prouve pas que chaque prestation est couverte. Les activités réelles et leurs évolutions doivent être présentées précisément.
Responsabilité civile professionnelle
Nous rapprochons vos prestations, vos engagements et les réclamations possibles pour vous aider à vérifier si le contrat répond aux responsabilités réellement exposées.
À qui s’adresse cette assurance ?
La responsabilité civile professionnelle concerne les conséquences que peuvent avoir une prestation, un conseil, une erreur, une faute, une omission ou une négligence. La nature exacte de l’exposition dépend du métier, des engagements contractuels et des dommages susceptibles d’être invoqués.
L’analyse est utile lors de la création d’une activité, de l’ajout d’une prestation, du recours à des sous-traitants ou de la signature d’un contrat client exigeant des garanties précises. Elle consiste d’abord à vérifier que l’activité décrite au contrat correspond à celle réellement exercée.
Situations et risques concernés
Le nom du contrat ne suffit pas à décrire sa portée. Les définitions, faits générateurs et exclusions doivent être rapprochés des situations concrètes de l’entreprise.
Une erreur, une omission, un retard ou une prestation contestée peut conduire un client à demander réparation. La réponse dépend de l’activité déclarée, du fait générateur, des exclusions et des garanties souscrites.
Les réclamations peuvent porter sur des dommages corporels, matériels ou immatériels, consécutifs ou non consécutifs selon les définitions du contrat. Leur prise en charge, leurs plafonds et leurs exclusions varient.
Un dommage peut survenir en dehors de la prestation elle-même : accueil d’un visiteur, intervention dans des locaux, événement ou manipulation d’un bien. Cette exposition relève souvent d’une lecture distincte de la RC exploitation.
Certaines activités appellent des extensions, des obligations ou des contrats spécifiques. Défense, recours, responsabilité après livraison ou atteinte aux données doivent être vérifiés selon le contrat.
RC Pro et RC exploitation : deux notions à distinguer. Elles peuvent figurer dans un même contrat, mais ne répondent pas nécessairement aux mêmes faits, dommages ou plafonds.
Cartographie
Cette cartographie présente des situations à examiner selon le métier et le contrat, sans présumer qu’elles sont toutes couvertes par une responsabilité civile professionnelle.
Points essentiels à vérifier
Une analyse du risque est nécessaire pour hiérarchiser les clauses réellement déterminantes.
Les activités, prestations et zones d’intervention sont décrites sans approximation dans les conditions particulières.
Les dommages corporels, matériels et immatériels sont définis et articulés avec des plafonds adaptés au risque étudié.
Les franchises, sous-limites et exclusions sont lues pour chaque type de réclamation important.
La territorialité de la garantie et les juridictions admises sont rapprochées des pays dans lesquels l’entreprise travaille, livre ou peut être mise en cause.
Le recours à la sous-traitance et la responsabilité qui en découle sont déclarés et compris.
La période de garantie, les modalités de réclamation et les contrats antérieurs sont rapprochés.
Les frais ou garanties de défense et le recours sont identifiés sans présumer qu’ils interviennent dans toutes les situations.
Erreurs fréquentes
La prudence consiste à partir des prestations et des engagements, puis à revenir aux conditions particulières et générales.
Un libellé générique ne prouve pas que chaque prestation est couverte. Les activités réelles et leurs évolutions doivent être présentées précisément.
La première vise principalement les conséquences de l’activité professionnelle ; la seconde concerne davantage la vie courante de l’entreprise. Leur articulation varie selon le contrat.
Des sous-limites, franchises ou exclusions peuvent modifier fortement la réponse sur un dommage immatériel, une atteinte particulière ou une réclamation à l’étranger.
Les engagements acceptés auprès des clients et l’organisation de la sous-traitance peuvent créer des écarts entre le risque réel et le dossier présenté au marché.
Architecture
L’intitulé « RC Pro » ne suffit pas à définir la portée du contrat : l’activité, le fait générateur, le dommage et la responsabilité possible doivent conduire à la garantie réellement prévue.
Lecture des contrats
Méthode
Sept étapes structurent la lecture des activités, responsabilités et contrats. Cette analyse ne constitue pas une qualification juridique définitive.
Méthode Assuromieux
Assuromieux décrit les prestations, étudie le contrat et les réclamations possibles, puis consulte le marché lorsque les écarts justifient une comparaison. La recommandation présente les limites identifiées et les arbitrages envisageables.
Déroulement
La revue organise les informations disponibles et, si nécessaire, une consultation du marché, sans promettre une acceptation, une économie ou une garantie automatique.
Questions fréquentes
Non, pas dans tous les métiers. Certaines professions ou activités sont soumises à des obligations spécifiques. La situation doit être vérifiée selon l’activité, la réglementation applicable et les engagements pris par l’entreprise.
Le dommage matériel atteint un bien ; le dommage immatériel correspond notamment à une conséquence financière. Les contrats distinguent souvent le dommage immatériel consécutif d’un dommage immatériel non consécutif, avec des conditions et plafonds différents.
Pas nécessairement. Le recours à la sous-traitance, la responsabilité conservée par l’entreprise et les assurances des intervenants doivent être examinés. La réponse dépend des personnes assurées, des garanties souscrites et des exclusions.
Une description précise des prestations, les contrats clients significatifs, les zones d’intervention, la part sous-traitée, les attestations et les informations de sinistralité disponibles constituent une base utile.
Parlons de votre situation
Présentez vos prestations, vos clients et votre prochaine échéance pour cadrer les clauses à examiner en priorité.